Les orgues de la basilique
Après les destructions de mai 1944, un nouvel instrument est construit dès 1947 par Paul-Marie Koenig, facteur d'orgue à Paris. Il s’agit d’un orgue néoclassique utilisant les moyens mécaniques modernes en vogue à l’époque : transmission électropneumatique, multiples combinaisons : 44 registres pour 27 jeux réels; l’orgue n’a pas de buffet, les tuyaux de façade sont en zinc. Il est inauguré le 19 juin 1951 par Léonce de Saint Martin, alors titulaire des Grandes Orgues de Notre-Dame de Paris. En raison de la mauvaise qualité des matériaux, l’instrument vieillit très mal. Un relevage partiel des éléments sonores est effectué en 1974, mais le délabrement général s’accentue, jusqu’à le rendre inutilisable.
En 1986 le conseil municipal approuve le projet de construction d’un orgue neuf qui assurera à la Ville un développement culturel et musical, par l’intermédiaire de l’École Nationale de Musique et de Danse qui utilise l’orgue comme instrument d’enseignement. La maîtrise d’œuvre est confiée à Monsieur J.-P. Decavèle.
Dès l’achèvement de la Basilique, on y place un petit orgue positif, utilisé jusqu’alors dans la précédente église romane. Au fur et à mesure de l’achèvement de la nef, cet orgue se révèle trop faible pour le volume de l’église. On construit alors un nouvel instrument vers 1750. C’est un important orgue de tribune qui, après plusieurs restaurations et modifications, durera jusqu’au milieu du XIXème siècle.
Il est remplacé en 1885 par un instrument de 33 jeux, construit par Pierre Schyven, facteur d’orgue à Bruxelles. Privé de ses tuyaux d’étain enlevés en 1917 par les Allemands, l’orgue est restauré en 1927 et inauguré par Edouard Létrange, organiste à Charleville.